Essayer et ins­tal­ler une dis­tri­bu­tion GNU/Linux

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Expli­ca­tions suc­cinctes à pro­pos de l’installation d’une dis­tri­bu­tion GNU/Linux pour débu­tant. Nous tire­rons apr­ti des faci­li­tés d’instalaltion actuelles, quitte à faire quelques rac­cour­cis. L’utilisateur, une fois à l’aise avec ce sys­tème d’exploitation, sau­ra pro­cé­der à des ins­tal­la­tions plus sérieuses.

Voca­bu­laire

  • Dis­tri­bu­tion GNU/Linux : on appelle « dis­tri­bu­tion » un ensemble cohé­rent de logi­ciels accom­pa­gnant le noyau Linux, choi­sis pour for­mer une solu­tion de sys­tème d’exploitation com­plète. Il existe beau­coup de dis­tri­bu­tions dif­fé­rentes, plus ou moins grand public, plus ou moins adap­tés à des besoins. Cer­taines sont plus célèbres que d’autres. Le meiux est encore d’utiliser une dis­tri­bu­tion grand public puis de se ren­sei­gner ensuite sur les autres dis­tri­bu­tion, grand public ou non, de manière à choi­sir celel qui convient le mieux. Pour com­men­cer, on peut se rep­por­ter cette page Wiki­pé­dia
  • image ou fichier iso : il s’agit d’un fichier archive qui est une copie conforme d’un disque. Il est la plu­part du temps inutile d’en extraire les fichiers car ils forment un tout cohé­rent et struc­tu­ré. Le fichier iso se mani­pule habi­tuel­le­ment tel quel. Les dis­tri­bu­tions GNU/Linux sont presque tou­jours dis­po­nibles en tant que fichier iso. Cela per­met de les gra­ver sur un CD-rom ou de créer une clé USB qui per­met­tront d’essayer et d’installer la dis­tri­bu­tion choi­sie.
  • Clé USB ou CD-rom boo­table : le boot est la pro­cé­dure d’amorcage d’un ordi­na­teur. Un pro­gramme de boot est le pro­gramme ini­tial que la machine va exé­cu­ter lorsqu’on la démarre. Une clé USB ou un CD-Rom boo­table sont géné­ra­le­ment des iamges disque fonc­tion­nant de manière auto­nome. La machine démarre des­sus et on peut ain­si tes­ter le sys­tème d’exploitation pré­sent sur le sup­port. C’est encore le meilleur moyen de tes­ter une dis­tri­bu­tion GNU/Linux (sans tou­cher au sys­tème exis­tant de la machine pré­sent sur son disque dur). D’un point de vue pra­tique, il est plus rapide de tes­ter et d’installer à par­tir d’une clé USB car la vitesse de lec­ture sur ce sup­port est géné­ra­le­ment plus rapide que celle d’un lec­teur de CD-rom (cela dépend aus­si de la quan­ti­té de mémoire vive de la machine).
  • Un bureau : il s’agit d’un agen­ce­ment de fenêtre et de menus. Les habi­tués de Win­dows connaissent dif­fé­rents bureaux, depuis win­dows 98, en pas­sant par Vis­ta, win­dows Seven, 8 10, etc… Tous les bureaux de Win­dows, conviennent ou ne conviennent pas. Avec une dis­tri­bu­tion GNU/Linux, un bureau par défaut est ins­tal­lé, géné­ra­le­ment il marque visuel­le­ment l’identité de la dis­tri­bu­tion. Mais on peut chan­ger de bureau tout sim­ple­ment en l’installant, ce qui peut par­fois chan­ger radi­ca­le­ment l’aspect et le res­sen­ti de l’utilisateur selon les buts recher­chés. Cer­tains bureaux sont gra­phi­que­ment char­gés, d’autres moins, plus ou moins gour­mands en res­sources, cer­tains sont très ergo­no­mique, d’autres res­semblent à des ter­mi­naux dignes des années 1950, etc.

Objec­tif

Ins­tal­ler la dis­tri­bu­tion Linux Mint sur la machine après l’avoir tes­tée grâce à une clé USB.

Pour­quoi Linux Mint ? C’est une ques­tion de pré­fé­rence. Com­pa­rer dif­fé­rentes dis­tri­bu­tions se fait avant tout en fonc­tion des besoins recher­chés. Ici nous avons besoin d’une dis­tri­bu­tion géné­ra­liste et poly­va­lente. Ubun­tu pour­rait faire l’affaire mais elle impose un bureau nom­mé Uni­ty qui ne plaît pas for­cé­ment. Linux Mint pro­pose un bureau (un agen­ce­ment de fenêtre et de menus) nom­mé Cin­na­mon, à mon avis plus facile à appré­hen­der pour com­men­cer, plus léger que Uni­ty, et faci­le­ment confi­gu­rable. Les autres avan­tages de Linux Mint rejoignent ceux de Ubun­tu, car elle en est plus ou moins déri­vée.

Maté­riel

  • Une clé USB vierge de 4Go suf­fi­ra ample­ment (si besoin, la for­ma­ter)
  • Un ordi­na­teur doté d’un sys­tème d’exploitation

Condi­tion

Si l’on pos­sède Win­dows et que l’on sou­haite ins­tal­ler GNU/Linux à côté de Win­dows, prendre soin d’avoir une ver­sion de Win­dows la plus propre pos­sible, défrag­men­ter le disque au maxi­mum (voire ré-ins­tal­ler Win­dows com­plè­te­ment), avant de pro­cé­der à l’installation de GNU/Linux. Puis repor­ter à la sec­tion « Cas d’un dual boot » ci-des­sous.

Les étapes

Étape 1

Télé­char­ger l’ISO de Linux Mint en 32 ou 64 bits, selon la machine. Si on hésite, prendre la ver­sion 32 bits Il s’agit de la pre­mière occu­rence sur cette page, avec « cin­na­mon » au début de la ligne. Une liste de miroirs seront alors pro­po­sés, choi­sir un miroir fran­çais et com­men­cer le télé­char­ge­ment.

Étape 2

Une fois l’iso télé­char­gée, il faut un logi­ciel qui per­met d’installer l’ISO sur la clé en la ren­dant boo­table. Je pro­pose d’utiliser Unet­boo­tin. En fait, ce logi­ciel per­met même de télé­char­ger la dis­tri­bu­tion de son choix, mais au moins on aura fait l’effort d’aller sur le site offi­ciel de la dis­tri­bu­tion…

  • On choi­si la ver­sion de Unet­boo­tin adap­tée à son sys­tème d’exploitation et on ins­talle le logi­ciel.
  • On branche la clé USB
  • on lance le logi­ciel Unet­boo­tin
  • On sélec­tionne Disk image, l’iso que nous avons pré­cé­dem­ment télé­char­gée
  • On s’assure que le bon USB Drive est sélec­tion­né
  • On lance la pro­cé­dure

Étape 3

Nous voi­ci avec une clé char­gée de potion magique. On la branche sur le PC sur lequel on veut ins­tal­ler GNU/Linux. On s’assure que ce PC est bien connec­té à Inter­net (en filaire si pos­sible parce que, même si la
puce wifi a de grandes chances d’être cor­rec­te­ment détec­tée, le wifi est quand même moins rapide). On démarres le PC

Et là…

Il y a des chances qu’il démarre sur Win­dows. Ben oui : chez cer­tains fabri­cants, ils ont ten­dance à croire que tout le disque dur appar­tient à win­dows, donc on ne s’embête pas à te per­mettre de choi­sir l’emplacement depuis lequel on veut que la machine démarre.

En fait, au démar­rage de la machine, on voit sou­vent appa­raître (rapi­de­ment) la pos­si­bi­li­té d’appuyer sur une touche (type F2 ou F12, ou esc, etc) pour accé­der au bios. Par­fois même cer­tains amor­çages pro­posent une touche per­met­tant d’accéder direc­te­ment à un menu de boot per­met­tant de choi­sir le sup­port boo­table.

Il faut donc être rapide et pres­ser sur la bonne touche lorsque c’est pro­po­sé au démar­rage. Si on accède au bios, tout dépend de sa confi­gu­ra­tion, mais géné­ra­le­ment il y a un endroit où l’on peut choi­sir la séquence d’amorçage. En d’autres termes dire à la machine : « lorsque tu démarre, tu vas d’abord cherche sur tel sup­port s’il y a un sys­tème, en l’absence de ce der­nier, cherche sur un autre sup­port ». On peut ain­si agen­cer (sou­vent avec les flèches du cla­vier) la séquence. Dans notre cas, nous met­trons le disque USB en tête de liste. puis Save and exit.

Pas de panique : à l’avenir si on a une clé USB bran­chée lors du démar­rage de la machine, dans la mesure où elle ne contient aucun pro­gramme d’amorçage, elle sera igno­rée. Par contre celle que nous venons de créer avec Unet­boo­tin, elle, contient un pro­gramme d’amorçage.

En redé­mar­rant la machine Ho, magie ! c’est le star­ter de Unet­boo­tin qui appa­raît. Il pro­pose alors de tes­ter Linux Mint ou de l’installer, etc.

Étape 4

Le mieux est encore de tes­ter. Outre le fait que l’on peut ain­si essayer la dis­tri­bu­tion (elle sera alors la plu­part du temps dans la langue par défaut, c’est à dire sou­vent en anglais), on peut aus­si voir si elle fonc­tionne bien avec la machine.

Pour l’installation, soit on la lance depuis l’interface de Unet­boo­tin, soit on clique sur l’icône d’installation si on est en train de tes­ter la dis­tri­bu­tion.

La pre­mière chose qui sera deman­dée est de sélec­tion­ner la langue.

Ensuite il suf­fit de suivre les fenêtres qui s’afficheront. Tout est fait de manière très intui­tive.

Cas d’un dual boot

Le dual boot est l’art d’installer deux sys­tèmes d’exploitation sur une même machine (en fait on peut ins­tal­ler beau­coup plus que deux sys­tèmes). Si la machine est déjà équi­pée de Win­dows, le pro­gramme d’installation de la dis­tri­bu­tion GNU/Linux détec­te­ra la par­ti­tion Win­dows. On aura alors un choix à faire :

  • ins­tal­ler Linux Mint « à côté de Win­dows »
  • rem­pla­cer Win­dows par Linux Mint (c’est à dire for­ma­ter le disque et ne lais­ser que GNU/Linux)
  • et d’autres choix que, ici, nous n’aborderons pas car en tant que débu­tant mieux vaut se can­ton­ner à des solu­tions simples 🙂

Si on choi­si de conser­ver Win­dows et d’installer Linux Mint « à côté », alors, très sim­ple­ment, le pro­gramme d’amorçage contien­dra une option qui per­met­tra, lors des futurs démar­rages de la machine, de choi­sir (avec les flèches du cla­vier) si l’on veut uti­li­ser GNU/Linux (pre­mière option de la liste) ou Win­dows (géné­ra­le­ment la der­nière option de la liste). On peut édi­ter ulté­rieu­re­ment cette liste à par­tir de GNU/Linux. Si on ne choi­si rien, c’est l’option en tête de liste qui démar­re­ra par défaut au bout de quelques secondes.

Christophe

Fram(hack)tiviste, je fais du vélo et je mange des châtaignes.