Sor­tie trail au Taenn­chel

C’est déjà ven­dre­di et demain c’est repar­ti pour un autre tour de trail dans la brume fraîche et humide des Vosges alsa­ciennes. Il me fal­lait néan­moins témoi­gner de ce par­cours au Taenn­chel effec­tué récem­ment car il pré­sente de nom­breux avan­tages tech­niques.

Des­crip­tion

Au des­sus de Ribeau­villé, sur­veillé par ses trois châ­teaux, on voit poindre le mas­sif du Taenn­chel, un endroit magni­fique avec des rochers aux étranges formes : Rocher des Titans, Rocher des Géants, Rocher des Rep­tiles… Si l’on sait se lais­ser ber­cer par l’atmosphère des lieux, on ne revient pas effron­té­ment d’une visite au Taenn­chel. La par­ti­cu­la­ri­té géo­mor­pho­lo­gique du mas­sif est de pré­sen­ter une longue crête d’environ 6 kilo­mètres de la forme d’un « U » entou­rant le hameau de la Grande Ver­re­rie. Sous la par­tie Est du mas­sif, on peut aus­si admi­rer le vil­lage de Than­nen­kirsch et, au delà et en face, le châ­teau du Haut Koe­nig­sbourg. Quelle que soit la face par laquelle vous abor­dez ce mas­sif, il fau­dra comp­ter sur un déni­ve­lé impor­tant en peu de kilo­mètres, ce qui per­met d’avoir quelques pers­pec­tives inté­res­santes en matière de tech­nique de mon­tée et de des­cente sur des sen­tiers aux mor­pho­lo­gies très dif­fé­rentes. Ce mas­sif est d’ailleurs le ter­rain de jeu de l’Asso­cia­tion Spor­tive Ribeau­villé Ath­lé­route qui orga­nise annuel­le­ment les Courses du Taenn­chel, dont un trail court.

Avec les col­lègues de l’ASCPA, la sor­tie du same­di matin nous a conduit en cette contrée. En par­tant de Ribeau­villé (on peut se garer au niveau du lyçée au nord de la ville), le par­cours fait envi­ron 20 km. Il com­mence et se ter­mine par la mon­tée / des­cente vers les châ­teaux St Ulrich et Ribeau­pierre (310 m D+). Lors du retour, cette des­cente est très rocheuse par endroits, presque alpine. La plus grande pru­dence est de mise sur­tout avec la fatigue d’une fin de par­cours et en par­ti­cu­lier sur sol humide. Cepen­dant, c’est un excellent entraî­ne­ment à renou­ve­ler par exemple plu­sieurs fois sur une boucle plus courte.

Après le sen­tier des châ­teaux et un replat aux pieds du Taenn­chel sur che­min large, c’est vers la Grande Ver­re­rie que l’on se dirige par un sen­tier en des­cente régu­lière et pier­reux par endroits, pour remon­ter en face vers la crête du Taenn­chel en pas­sant par le Schel­men­kopf (380 m D+). C’est le second « coup de cul » à sérieux à sup­por­ter sur ce par­cours : tout le reste de la crête du Taenn­chel alterne entre faux plat mon­tant et des­cen­dant, ce qui laisse lar­ge­ment le temps d’admirer les lieux (lorsque la météo s’y prête). Une fois dépas­sé le Rocher des Géants, une longue des­cente sur sen­tier régu­lier s’amorçe jusqu’à l’Abri du Taenn­chel. Rien de spé­cia­le­ment tech­nique mais atten­tion tou­te­fois aux ani­maux sau­vages : un che­vreuil a car­ré­ment faille me ren­ver­ser en pas­sant à 1 m de moi (tous deux lan­cés en pleine course) ! Magni­fique sou­ve­nir mais très impres­sion­nant sur le moment.

Les pho­to­gra­phies çi-des­sous mon­tre­ront qu’en choi­sis­sant ce par­cours en plein mois de novembre, ce n’est pas for­cé­ment la meilleure sai­son pour faire un trail tou­ris­tique. Disons que nous ne nous sommes pas trop attar­dés à des endroits qui nous auraient inci­tés à ralen­tir le rythme avec une météo plus clé­mente.

Comme d’habitude, ci-des­sous, voi­ci la trace du par­cours :

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Christophe

Fram(hack)tiviste, je fais du vélo et je mange des châtaignes.