Des fées aux deux têtes

Les envi­rons de Moll­kirch-Gren­del­bruch sont sans doute légè­re­ment sur­faits pour aller cou­rir, mais j’avoue que lorsque les jour­nées sont courtes, je n’apprécie guère être pres­sé par le temps. Alors, chro­no en main, à 25 minutes de Stras­bourg, je pense avoir trou­vé la variante ultime d’un par­cours d’entraînement qui offre un petit choix de rythmes et d’efforts.

Des­crip­tion

Pour ceux qui ne connaissent pas les sites remar­quables de ces coins de val­lée, sachez que le par­cours vous fera pas­ser par le monde mer­veilleux des fées aux pierres mys­tiques au des­sus de Moll­kirch, par l’impressionnant cha­teau fort médié­val en ruine du Guir­ba­den, par le Pur­pur­kopf et ses ves­tiges romains et la tour du Hei­den­kopf qui offre une vue spec­ta­cu­laire sur les monts envi­ron­nants et la plaine d’Alsace.

Une fois votre voi­ture garée, à Lau­ben­heim, la mon­tée sur le chemn des fées met en jambe. L’avantage est qu’elle est courte et faci­le­ment négo­ciable sans être ultra tech­nique. Puis, jusque Gren­del­bruch, il faut envi­sa­ger la ligne de crête du Guir­ba­den comme une pous­sée où l’on tra­vaille aisé­ment la vitesse sur une mon­tée régu­lière et une des­cente en faux-plat. C’est la fin de l’échauffement.

500 mètres de bitume plus loin, on négo­cie une decente sur le ruis­seau de la Magel der­rière l’église de Gren­del­bruch. Pre­mière mon­tée sur cent mètres de déni­ve­lé pour embran­cher un sen­tier en bal­con vers le car­re­four du Pur­pur­kopf. À cet endroit, on pren­dra le temps de tra­vailler la vitesse ascen­sion­nelle entre le car­re­four et la tête du Pur­pur­kopf : on peut s’amuser à enchaî­ner plu­sieurs mon­tées / des­centes avant de reprendre le che­min vers l’Heidenkopf. Ce der­nier sera négo­cié depuis tout en bas sur un che­min assez tech­nique où la régu­la­ri­té de la fou­lée sera le mot d’ordre jusqu’en haut. La des­cente vers Lau­ben­heim, dans sa pre­mière moi­tié, sera elle aus­si assez tech­nique, en par­ti­cu­lier par temps humide (la pru­dence!).

L’ensemble du par­cours fait 20 km pour 730 m de déni­ve­lé posi­tif. C’est peu, mais c’est un par­cours d’entraînement qui se négo­cie vite dans nos forêts vos­giennes, en par­ti­cu­lier par mau­vais temps.

Carte

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Christophe

Fram(hack)tiviste, je fais du vélo et je mange des châtaignes.