Rap­port alar­mant d’Amnesty Inter­na­tio­nal

« France : le droit de mani­fes­ter mena­cé », ain­si s’intitule le der­nier rap­port d’enquête d’Amnesty Inter­na­tio­nal. « Le constat est sans appel : l’application de l’état d’urgence et un usage dis­pro­por­tion­né de la force ont res­treint ce droit fon­da­men­tal de manière pré­oc­cu­pante »… Dans le pays des Droits de l’Homme ?

En intro­duc­tion, Amnes­ty Inter­na­tio­nal rap­pelle quelques fon­da­men­taux :

Le droit de mani­fes­ter est un droit fon­da­men­tal, indis­pen­sable à la liber­té d’expression, et à la pos­si­bi­li­té de reven­di­quer ses opi­nions et ses droits. Il ne peut être res­treint qu’à des condi­tions très strictes . Les auto­ri­tés ont pour res­pon­sa­bi­li­té de pro­té­ger tous nos droits fon­da­men­taux, pour­tant, ils sont de plus en plus pré­sen­tés comme secon­daires voire comme des menaces qu’il fau­drait donc limi­ter.

Le reste est à l’avenant :

L’état d’urgence détour­né pour res­treindre le droit de mani­fes­ter

Depuis novembre 2015 et les ter­ribles atten­tats qui ont tou­ché la France, l’état d’urgence a été ins­tau­ré et renou­ve­lé à cinq reprises. Alors que son objet est de pré­ve­nir de nou­velles attaques, les mesures de l’état d’urgence ont été uti­li­sées pour inter­dire 155 mani­fes­ta­tions. Tous les 3 jours envi­ron, une mani­fes­ta­tion est inter­dite en France sous ce pré­texte. Par ailleurs, 595 inter­dic­tions indi­vi­duelles de mani­fes­ter ont été ordon­nées par les pré­fec­tures en France, sous l’argument de pré­ve­nir les vio­lences lors des mani­fes­ta­tions, alors que le plus sou­vent il n’existait que peu ou pas d’éléments démon­trant que ces per­sonnes auraient par­ti­ci­pé à des vio­lences.

L’enquête à lire sur le site d’Amnesty Inter­na­tio­nal .

(Pos­té sur Mas­to­don)

Christophe

Fram(hack)tiviste, je fais du vélo et je mange des châtaignes.