Ghost­wri­ter, un bon édi­teur Mark­down

Après plu­sieurs essais pour trou­ver l’éditeur Mark­down qui convienne à mes besoins (voir l’article Le Tan­go des édi­teurs Mark­down), je pense avoir trou­vé avec Ghost­wri­ter une réponse plu­tôt per­ti­nente.

Ghost­wri­ter mise avant tout sur la sim­pli­ci­té. C’est ce qu’on appelle un édi­teur « dis­trac­tion free ». Il pousse même le concept jusqu’à pro­po­ser trois mode d’édition :

  • un mode nor­mal,
  • un mode « focus » qui per­met de mettre en sur­brillance la phrase (et non la ligne) que l’on est en train d’écrire (jusqu’à la ponc­tua­tion, en fait),
  • un mode « Heming­way », qui désac­tive les touches backspace et delete pour se for­cer à écrire comme avec une antique machine à écrire méca­nique.

Mais cela, c’est du détail. Dans les fonc­tions plus opé­ra­tion­nelles, on note :

  • une inter­face en pan­neaux, qui per­met de pas­ser le pan­neau prin­ci­pal où l’on écrit en mode plein écran, vrai­ment « dis­trac­tion free »,
  • la pos­si­bi­li­té d’insérer des images en glis­ser-dépo­ser direc­te­ment dans l’interface,
  • des fenêtres HUD (affi­chage tête haute, en anglais : Head-up dis­play) qui per­mettent de sor­tir notam­ment l’affichage du som­maire du docu­ment et les sta­tis­tiques.
  • Par­mi les sta­tis­tiques, on note aus­si quatre types d’estimation : la durée de lec­ture, le pour­cen­tage de mots com­plexes, et de manière cor­ré­lée la faci­li­té de lec­ture et le niveau (facile, uni­ver­si­té, très dif­fi­cile…). Tiens en écri­vant le terme « cor­ré­lé » ci-des­sus, je suis pas­sé à « dif­fi­cile », j’espère que cela ira…
  • enfin, un autre pan­neau per­met d’afficher le ren­du HTML du docu­ment.
Les pan­neaux
Rédac­tion en mode fenêtre
Rédac­tion en mode dis­trac­tion-free

Concer­nant le ren­du, une fonc­tion très appré­ciable est le choix des ren­dus en fonc­tion des moteurs de trans­crip­tion de la saveur Mark­down uti­li­sée. Ain­si le ren­du intègre le choix d’un ren­du à la sauce Pan­doc (voir ici), Sun­dow, Mul­ti­mark­down, etc. Une autre fonc­tion est le choix de la CSS qui ser­vi­ra à la fois pour le ren­du en temps réel mais aus­si pour une éven­tuelle expor­ta­tion en HTML.

À pro­pos d’export, le choix est très large et on doit sou­li­gner la grande pro­pre­té des fichiers pro­duits : html, html5, odt, xml, rtf, docx, pdf (LaTeX), pdf (ConTeXt), epub2, epub3, Groff, LaTeX… Pour ce qui me concerne, j’exporte très sou­vent en LaTeX, en choi­sis­sant le moteur Pan­doc, et c’est vrai­ment effi­cace. Évi­dem­ment l’autre solu­tion est d’enregistrer le .md et le conver­tir avec Pan­doc en ligne de com­mande.

Le reste est à l’avenant : cor­rec­tion ortho­gra­phique, inter­face en plu­sieurs langues, per­son­na­li­sa­tion assez pous­sée de l’apparence de l’interface (cou­leurs, trans­pa­rence, image d’arrière plan). Ces sont autant de petits détails qui rendent l’utilisation de Ghost­wri­ter fort appré­ciable.

Pour conclure, Ghost­wri­ter répond à mes attentes, parce qu’il situe une bonne inter­face de rédac­tion à l’intersection entre l’éditeur de texte et les sor­ties sou­hai­tées pour la fina­li­sa­tion (LaTeX et HTML, sur­tout pour ce qui me concerne).

Lien vers le site offi­ciel de Ghost­wri­ter : wereturtle.github.io/ghostwriter/

Christophe

Fram(hack)tiviste, je fais du vélo et je mange des châtaignes.