Vie pri­vée, infor­ma­tique et mar­ke­ting dans le monde d’avant Google

En 1969, Paul Baran affir­mait : « Quelle belle oppor­tu­ni­té pour l’ingénieur infor­ma­ti­cien d’exercer une nou­velle forme de res­pon­sa­bi­li­té sociale ». En effet, il y a presque 70 ans, les inter­ro­ga­tions sociales au sujet du trai­te­ment infor­ma­tique des don­nées per­son­nelles étaient déjà sur le devant de la scène.

Voi­ci le résu­mé d’un assez long texte, écrit début mars 2018, que vous pou­vez lire en ver­sion HTML ou PDF :

Il est notable que les mono­poles de l’économie numé­rique d’aujourd’hui exploitent à grande échelle nos don­nées per­son­nelles et explorent nos vies pri­vées. Cet article pro­pose une mise au point his­to­rique sur la manière dont se sont consti­tués ces modèles : dès les années 1960, par la conver­gence entre l’industrie infor­ma­tique, les méthodes de mar­ke­ting (en par­ti­cu­lier le mar­ke­ting direct) et les appli­ca­tions en bases de don­nées. Les pra­tiques de cap­ta­tion et d’exploitation des don­nées per­son­nelles ont en réa­li­té tou­jours été sources de débats, de limi­ta­tion et de mises en garde. Mal­gré cela, le contrôle social exer­cé par la seg­men­ta­tion sociale, elle-même impo­sée par le mar­ke­ting, semble être une condi­tion de l’avènement d’une forme d’économie de la consom­ma­tion que de nom­breux auteurs ont dénon­cé. Peut-on pen­ser autre­ment ce capi­ta­lisme de sur­veillance ?

Christophe

Fram(hack)tiviste, je fais du vélo et je mange des châtaignes.